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Alfonso Caycedo est le fondateur de la Sophrologie, la sophrologie caycédienne. PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION L'HYPNOTISME LA SUGGESTION VERBALE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE LA REGRESSION HYPNOTIQUE HIPPOLYTE BERNHEIM LA PSYCHANALYSE UN ETAT PHYSIOLOGIQUE LE PITHIATISME LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ L’HYPNOSE ERICKSONIENNE NLP OU PNL LA VISUALISATION QU'EST-CE QUE L’HYPNOSE ? |
Alfonso Caycedo, neuropsychiatre, colombien d’origine basque espagnole, est né le 19 novembre 1932 à Bogota. Il fait ses études en Espagne et fonde en 1959 une société d'hypnose clinique. En 1960, Alfonso Caycedo travaille comme psychiatre dans le service du Professeur Lopez Ibor, où il pratique l'hypnose. Il effectue une étude et une synthèse sur les diverses méthodes modernes et anciennes susceptibles de modifier l'état de conscience de l'homme en s'appuyant essentiellement sur l'hypnose thérapeutique, la relaxation progressive de Jacobson, le training autogène de Schultz et la phénoménologie psychiatrique. [...] J'ai fondé la Sophrologie dans le Service de Neuropsychiatrie de l'Hôpital Provincial de Madrid que dirigeait le Professeur Juan José Lopez Ibor en 1960. Je m'occupais alors du traitement de patients psychiatriques au niveau hospitalier et ma rencontre avec la conscience malade de ces patients a eu des caractéristiques spéciales. Une grande partie de la thérapeutique d'alors produisait une modification ou une altération de la conscience. Je me réfère aux traitements d'électrochocs et aux comas insuliniques qui étaient à l'époque une thérapie de choix. [...] Ma rencontre avec la conscience en coma produit par l'insuline, ou [...] par l'électrochoc, [...] produisait en moi une interrogation : est-il nécessaire de modifier la conscience ou de l'altérer comme thérapeutique ? Ensuite, je me suis intéressé à l'hypnose clinique [...]. Alors naquit en moi un désir de recherche de la conscience parce qu'il me paraissait que les maladies mentales étaient fondamentalement des altérations pathologiques de la conscience. Puisse-je connaître la conscience en harmonie ? Fut ma première question radicale qui me porta à mettre en marche un mouvement médical pour rechercher la conscience en harmonie, je lui donnais le nom de Sophrologie [...], une école scientifique pour laquelle j'ai proposé la devise Ut conscientia noscatur, qui signifie, pour que la conscience soit connue, Alfonso Caycedo, 2001. Cette nouvelle méthode a une terminologie spécifique et surtout un rapport au malade plus respectueux, prenant en compte sa personnalité, ses spécificités. Ainsi nait cette thérapie qu'il nomme la fille de la médecine pour étudier la conscience humaine et les moyens d'en faire varier les états et niveaux, soit la Sophrologie. Étymologiquement, sophrologie se décompose en trois racines grecs : sos, exempt de maladies, équilibre, harmonie ; phren, diaphragme, âme affective et par extension, esprit, conscience ; logos, science, étude, discours. Ce mot est proposé au Vème Congrès International de Psychothérapie à Vienne, en août 1961. Là il rebaptise La société d'hypnose clinique, Société de Sophrologie Médicale. En 1962, Alfonso Caycedo se familiarise avec une nouvelle méthode d’investigation de la conscience à travers la pensée des philosophes Husserl, père de la phénoménologie moderne, et Heidegger, fondateur de la dimension existentielle dans la phénoménologie. Suite à un stage à la clinique Bellevue de Kreuzlingen en Suisse, où il rencontre le Professeur Binswanger, célèbre phénoménologiste, l’école sophrologique prend une tournure phénoménologique et étudie les phénomènes de la conscience ici et maintenant. La Société Internationale de Sophrologie et de Médecine Psychosomatique présidée par Alfonso Caycedo est créée en 1963. Elle jouit de ramifications dans plusieurs pays : le Professeur Erickson, Etats-Unis, le Professeur Gubelen, Argentine, et les Docteurs Blanco en Espagne, Abrezol en Suisse, Ikemi au Japon. Marié à une adepte du yoga, il s'intéresse aux auteurs et aux sciences de l'Orient. Interpellé par certaines descriptions de la conscience d'ouvrages de Yoga et encouragé par Binswanger, grand phénoménologue suisse, Caycedo quitte l’Europe pour séjourner plus de deux ans en Orient, entre 1965 et 1967. Il y étudie les techniques utilisées dans les différentes écoles de pensées orientales en s’initiant aux divers Yoga, en particulier au Yoga intégral développé par Sri Aurobindo dans son ashram de Pondicherry. Il étudie le Tummo, forme de méditation bouddhique tibétaine, en Inde, et le Zen japonais. Avant son départ, il avait chargé les Docteurs Dumont et Abrezol de la promotion, de la diffusion et de l’enseignement de la Sophrologie en Europe. La Société Française de Sophrologie est fondée en 1966. En 1967, Abrezol propose le nom de relaxation dynamique pour désigner une méthode d’entraînement sophrologique, qui se pratique au niveau du groupe avec des objectifs thérapeutiques et prophylactiques. Deuxième partie |
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