Les précurseurs de l'hypnose, Sigismund Schlomo Freud, Sigmund Freud

LES PRECURSSEURS DE L’HYPNOSE

SIGMUND FREUD, LA PSYCHANALYSE

Sigmund Freud, né le 6 mai 1856 à Freiberg

Sigismund Schlomo Freud, le futur Sigmund Freud, est né le 6 mai 1856 à Freiberg.



LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE
Puységur est élève de Franz-Anton Mesmer dans le cadre de la Société de l'Harmonie.


LA CATALEPSIE
Désiré Pététin, mesmérien, et l'électricité vitale plutôt que le magnétisme animal.


LE MAGNETISME MODERNE
Deleuze, partisan du magnétisme animal, suggère son étude par l’Académie.


PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION
L'abbé de Faria a marqué la pratique du magnétisme animal et de l'hypnose.


L'HYPNOTISME
Braid définit l'hypnose comme un état de sommeil nerveux facile à provoquer.


LA SUGGESTION VERBALE
Sommeil et états analogues considérés de l'action du moral sur le physique.


L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE
La guérison et le développement personnel fondés sur l’autosuggestion, positivisme.


LA REGRESSION HYPNOTIQUE
Figure majeure de la psychologie française du XIXème, père du terme subconscient.


HIPPOLYTE BERNHEIM
Professeur et neurologue, indissociable de l'hypnose et de la psychothérapie.


UN ETAT PHYSIOLOGIQUE
Médecin et physiologiste russe, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine.


LE PITHIATISME
Babinski a laissé son nom au signe de Babinski et au syndrome d'Anton-Babinski.


LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ
Thérapie Autogène, largement inspirée des techniques d'autohypnose d'Oskar Vogt.


L’HYPNOSE ERICKSONIENNE
Psychiatre et psychologue américain, phare du renouvellement de l'hypnose clinique.


LA SOPHROLOGIE
Caycedo est le fondateur de la Sophrologie, nommée plus tard sophrologie caycédienne.


PNL OU NLP
Elaborée par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux Etats-Unis.


LA VISUALISATION
Techniques de visualisation créative à des fins thérapeutiques des époux Simonton.


CONSCIENT ET INCONSCIENT
Le cerveau est l'étage le plus élevé dans la hiérarchie du système nerveux central.


LA PSYCHANALYSE

Joseph Breuer, initiateur de Freud à l'hypnose

Les premiers contacts de Sigmund Freud avec l'hypnose lui ont était apportés par un neuropathologue viennois, son ami le Docteur Joseph Breuer.

Attiré par la renommée des deux écoles, celle de la Salpetrière et celle de Nancy, Sigmund Freud âgé de 29 ans, entre en stage à la Salpêtrière pendant quatre mois sous l'enseignement de Charcot. A l'exemple de son Maître il oriente ses pratiques sur le cas de l'hystérie. Pour expliquer le phénomène de la dissociation il considère que : pour nous la dissociation psychique ne vient pas d'une inaptitude innée de l'appareil mental à la synthèse ; nous l'expliquons dynamiquement par le conflit de deux forces psychiques, nous voyons en elle le résultat d'une révolte active des deux constellations psychiques, le conscient et l'inconscient.

De retour à Vienne Feud pratique la suggestion hypnotique, puis la méthode cathartique, faisant revivre à ses patients, en état d'hypnose, des scènes oubliées, et particulièrement celles qui ont eu une action traumatisante et pathogène. Convaincu de l'importance du phénomène hypnotique pour la compréhension des processus psychiques et espérant obtenir un degré de somnambulisme avec amnésie, il décide de se mettre en contact avec Bernheim afin de perfectionner sa formation.

Pendant l'été 1889, Sigmund Freud va à Nancy avec le Professeur Bernheim et travaille aussi avec Liébeault. Leur travail avait déjà abouti à démystifier de nombreux points au sujet de l'hypnose. Parmi d’autres, il y a la critique sévère à l’égard du dogme de l'hystérie. Le courant psychologique l'emportait lentement sur le courant somatique. Freud exprimait ses impressions sur son expérience, je fus témoin des étonnantes expériences de Bernheim sur ses malades d'hôpital et c'est là que je reçus les plus fortes impressions relatives à la possibilité de puissants processus psychiques demeurés cependant cachés à la conscience de l'homme. De cette rencontre il conclut que la suggestion est une manifestation partielle de l'état hypnotique, lequel à son véritable fondement dans une disposition, inconsciemment maintenue, issue de l'histoire originaire de la famille humaine. Au cours de son apprentissage auprès de Bernhein et de Liébeault, Freud traduira les livres de Charcot et de Bernheim.

De retour à Vienne, il reprend la méthode cathartique et utilise l'hypnose, mais sans vraiment jamais en maîtriser la technique, à l’époque trop autoritaire, et ne correspondant plus à ses recherches. Freud est déçu de ne pas pouvoir obtenir automatiquement la transe profonde chez ses patients qu’il trouvait trop envahissants. Il abandonne l'hypnose pour différentes raisons. Il jugeait la technique trop lassante, peu précise, parfois difficile à reproduire. Pour Freud, l'hypnose avait un caractère mécanique qui lui semblait stéréotypé, monotone pour le praticien. L'hypnose ne lui convenait pas, Freud y voit aussi un danger d'attachement excessif du sujet à l'opérateur. Il enverra cependant toute sa vie des patients ayant besoin d’une thérapie plus que d’une analyse à ses collègues hypnothérapeutes. Pour exprimer sa conviction sur les réelles capacités de l’hypnose et sur son devenir, Freud nous laisse une phrase dans Ma vie et la psychanalyse, que l'on peut qualifier de prémonitoire tant elle correspond à la mentalité encore en vogue aujourd'hui : Cette manière de voir trouva son prolongement scientifique, ce qui n'empêchera pas les professeurs de psychiatrie de déclarer, pendant longtemps encore, que l'hypnose est une charlatanerie périlleuse et de mépriser très haut les hypnotiseurs. Néanmoins il est à noter que les psychiatres sont en général assez ouverts à cette thérapie, même s'ils ne la pratiquent pas. Les Médecins de médecine générale, en dehors de quelques exceptions, restent eux hermétiques à l'hypnose.

Dans un esprit aussi productif que celui de Sigmund Freud, la relation particulière entre hypnotiseur et hypnotisé va faire son chemin et constituer la base de ses futurs travaux. Il va ainsi étudier un mode d'exploration psychique très différent qu'il appelle la psychanalyse. Le lien profond de sa théorie avec l’hypnose sera exprimé par lui-même en 1923 : On ne peut surestimer l’importance de l’hypnotisme pour le développement de la psychanalyse. Au point de vue théorique et thérapeutique, la psychanalyse gère l’héritage qu’elle a reçu de l’hypnotisme.

On peut dire que Freud a entretenue une relation ambiguë avec l'hypnose, ou plutôt avec les raisons pour lesquelles il abandonna, du moins officiellement, cette pratique. La raison la plus souvent avancée est que ce qu'il rejeta avant tout était la suggestion. Pour autant, cette explication laisserait supposer qu'il préféra développer une méthode, la psychanalyse, qui agirait sans suggestion. Or, la supposée absence de suggestion dans la cure psychanalytique est fortement débattue, au sein même des psychanalystes.

Le succès de la psychanalyse contribuèrent, à leur tour, à faire oublier les résultats thérapeutiques précédemment obtenus par l'hypnotisme. Cette nouvelle technique séduit très vite le grand public de l'époque, elle accorde de l'importance à la sexualité et à l'interprétation des rêves. A partir de ce moment, vers 1900, l'hypnotisme s'enfonce peu à peu dans l'oubli. A l'étranger aussi, la mode passe, mais reviendra par la suite, par la Russie et l'Amérique.


Psychiatre Suisse



Vienne     |     Hippolyte Bernheim     |     Ambroise-Auguste Liébeault     |     Moscou, capitale de la Russie     |     New York, porte d'entrée des Etats-Unis

Référencement et positionnement de Sigmund Freud