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Sigismund Schlomo Freud, le futur Sigmund Freud, est né le 6 mai 1856 à Freiberg. LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE LA CATALEPSIE LE MAGNETISME MODERNE PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION L'HYPNOTISME LA SUGGESTION VERBALE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE LA REGRESSION HYPNOTIQUE HIPPOLYTE BERNHEIM UN ETAT PHYSIOLOGIQUE LE PITHIATISME LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ L’HYPNOSE ERICKSONIENNE LA SOPHROLOGIE PNL OU NLP LA VISUALISATION CONSCIENT ET INCONSCIENT |
Les premiers contacts de Sigmund Freud avec l'hypnose lui ont était apportés par un neuropathologue viennois, son ami le Docteur Joseph Breuer. Attiré par la renommée des deux écoles, celle de la Salpetrière et celle de Nancy, Sigmund Freud âgé de 29 ans, entre en stage à la Salpêtrière pendant quatre mois sous l'enseignement de Charcot. A l'exemple de son Maître il oriente ses pratiques sur le cas de l'hystérie. Pour expliquer le phénomène de la dissociation il considère que : pour nous la dissociation psychique ne vient pas d'une inaptitude innée de l'appareil mental à la synthèse ; nous l'expliquons dynamiquement par le conflit de deux forces psychiques, nous voyons en elle le résultat d'une révolte active des deux constellations psychiques, le conscient et l'inconscient. De retour à Vienne Feud pratique la suggestion hypnotique, puis la méthode cathartique, faisant revivre à ses patients, en état d'hypnose, des scènes oubliées, et particulièrement celles qui ont eu une action traumatisante et pathogène. Convaincu de l'importance du phénomène hypnotique pour la compréhension des processus psychiques et espérant obtenir un degré de somnambulisme avec amnésie, il décide de se mettre en contact avec Bernheim afin de perfectionner sa formation. Pendant l'été 1889, Sigmund Freud va à Nancy avec le Professeur Bernheim et travaille aussi avec Liébeault. Leur travail avait déjà abouti à démystifier de nombreux points au sujet de l'hypnose. Parmi d’autres, il y a la critique sévère à l’égard du dogme de l'hystérie. Le courant psychologique l'emportait lentement sur le courant somatique. Freud exprimait ses impressions sur son expérience, je fus témoin des étonnantes expériences de Bernheim sur ses malades d'hôpital et c'est là que je reçus les plus fortes impressions relatives à la possibilité de puissants processus psychiques demeurés cependant cachés à la conscience de l'homme. De cette rencontre il conclut que la suggestion est une manifestation partielle de l'état hypnotique, lequel à son véritable fondement dans une disposition, inconsciemment maintenue, issue de l'histoire originaire de la famille humaine. Au cours de son apprentissage auprès de Bernhein et de Liébeault, Freud traduira les livres de Charcot et de Bernheim. De retour à Vienne, il reprend la méthode cathartique et utilise l'hypnose, mais sans vraiment jamais en maîtriser la technique, à l’époque trop autoritaire, et ne correspondant plus à ses recherches. Freud est déçu de ne pas pouvoir obtenir automatiquement la transe profonde chez ses patients qu’il trouvait trop envahissants. Il abandonne l'hypnose pour différentes raisons. Il jugeait la technique trop lassante, peu précise, parfois difficile à reproduire. Pour Freud, l'hypnose avait un caractère mécanique qui lui semblait stéréotypé, monotone pour le praticien. L'hypnose ne lui convenait pas, Freud y voit aussi un danger d'attachement excessif du sujet à l'opérateur. Il enverra cependant toute sa vie des patients ayant besoin d’une thérapie plus que d’une analyse à ses collègues hypnothérapeutes. Pour exprimer sa conviction sur les réelles capacités de l’hypnose et sur son devenir, Freud nous laisse une phrase dans Ma vie et la psychanalyse, que l'on peut qualifier de prémonitoire tant elle correspond à la mentalité encore en vogue aujourd'hui : Cette manière de voir trouva son prolongement scientifique, ce qui n'empêchera pas les professeurs de psychiatrie de déclarer, pendant longtemps encore, que l'hypnose est une charlatanerie périlleuse et de mépriser très haut les hypnotiseurs. Néanmoins il est à noter que les psychiatres sont en général assez ouverts à cette thérapie, même s'ils ne la pratiquent pas. Les Médecins de médecine générale, en dehors de quelques exceptions, restent eux hermétiques à l'hypnose. Dans un esprit aussi productif que celui de Sigmund Freud, la relation particulière entre hypnotiseur et hypnotisé va faire son chemin et constituer la base de ses futurs travaux. Il va ainsi étudier un mode d'exploration psychique très différent qu'il appelle la psychanalyse. Le lien profond de sa théorie avec l’hypnose sera exprimé par lui-même en 1923 : On ne peut surestimer l’importance de l’hypnotisme pour le développement de la psychanalyse. Au point de vue théorique et thérapeutique, la psychanalyse gère l’héritage qu’elle a reçu de l’hypnotisme. On peut dire que Freud a entretenue une relation ambiguë avec l'hypnose, ou plutôt avec les raisons pour lesquelles il abandonna, du moins officiellement, cette pratique. La raison la plus souvent avancée est que ce qu'il rejeta avant tout était la suggestion. Pour autant, cette explication laisserait supposer qu'il préféra développer une méthode, la psychanalyse, qui agirait sans suggestion. Or, la supposée absence de suggestion dans la cure psychanalytique est fortement débattue, au sein même des psychanalystes. Le succès de la psychanalyse contribuèrent, à leur tour, à faire oublier les résultats thérapeutiques précédemment obtenus par l'hypnotisme. Cette nouvelle technique séduit très vite le grand public de l'époque, elle accorde de l'importance à la sexualité et à l'interprétation des rêves. A partir de ce moment, vers 1900, l'hypnotisme s'enfonce peu à peu dans l'oubli. A l'étranger aussi, la mode passe, mais reviendra par la suite, par la Russie et l'Amérique.
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| Vienne | Hippolyte Bernheim | Ambroise-Auguste Liébeault | Moscou, capitale de la Russie | New York, porte d'entrée des Etats-Unis |