Les précurseurs de l'hypnose, Joseph Jules François Félix Babinski

LES PRECURSSEURS DE L’HYPNOSE

JOSEPH JULES FRANÇOIS FELIX BABINSKI

Babinski a laissé son nom au signe de Babinski et au syndrome d'Anton-Babinski

Babinski a laissé son nom au signe de Babinski et au syndrome d'Anton-Babinski.



LES PHENOMENES MAGNETIQUES
Paracelse, alchimiste, astrologue, médecin, précurseur en médecine psychosomatique.


LE MAGNETISME ANIMAL
Honoré de Balzac était un grand adepte du mesmerisme et du magnétisme animal.


LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE
Puységur est élève de Franz-Anton Mesmer dans le cadre de la Société de l'Harmonie.


LA CATALEPSIE
Désiré Pététin, mesmérien, et l'électricité vitale plutôt que le magnétisme animal.


LE MAGNETISME MODERNE
Deleuze, partisan du magnétisme animal, suggère son étude par l’Académie.


PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION
L'abbé de Faria a marqué la pratique du magnétisme animal et de l'hypnose.


L'HYPNOTISME
Braid définit l'hypnose comme un état de sommeil nerveux facile à provoquer.


LA SUGGESTION VERBALE
Sommeil et états analogues considérés de l'action du moral sur le physique.


L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE
La guérison et le développement personnel fondés sur l’autosuggestion, positivisme.


LA REGRESSION HYPNOTIQUE
Figure majeure de la psychologie française du XIXème, père du terme subconscient.


HIPPOLYTE BERNHEIM
Professeur et neurologue, indissociable de l'hypnose et de la psychothérapie.


LA PSYCHANALYSE
L'invention de la psychanalyse : hypnose, suggestion et cure psychanalytique.


UN ETAT PHYSIOLOGIQUE
Médecin et physiologiste russe, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine.


LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ
Thérapie Autogène, largement inspirée des techniques d'autohypnose d'Oskar Vogt.


L’HYPNOSE ERICKSONIENNE
Psychiatre et psychologue américain, phare du renouvellement de l'hypnose clinique.


LA SOPHROLOGIE
Caycedo est le fondateur de la Sophrologie, nommée plus tard sophrologie caycédienne.


PNL OU NLP
Elaborée par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux Etats-Unis.


LA VISUALISATION
Techniques de visualisation créative à des fins thérapeutiques des époux Simonton.


QU'EST-CE QUE L'HYPNOSE ?
L'hypnose est un état naturel que nous expérimentons tous les jours.


LE PITHIATISME

Joseph Jules François Félix Babinski au Congrès de Vienne

Joseph Babinski, fils d'un ingénieur polonais installé à Paris en 1848, grandit à Montparnasse. Il reçut une solide formation de médecine générale et obtint une spécialisation en neurologie. Pendant ses études de médecine il se rapprocha de Charcot dont il devint l'élève préféré. Il collabora également avec les autres plus grands neurologue de son époque en France : Brissaud, Pierre Marie, Dejerine et d'autres moins connus.

Joseph Babinski partageait son existence avec son frère Henri, ingénieur des mines et gastronome célèbre à l'époque. En 1890, Joseph Babinski, réputé peu loquace durant ses consultations mais observateur exceptionnel, est nommé Médecin des hôpitaux. Il devient chef de clinique à l'hôpital de la Pitié, en 1895. En 1896, Babinski fut le premier, à reconnaître la signification et l'importance de l'inversion du réflexe cutané plantaire qui traduit une atteinte du système pyramidal contrôlant la motricité fine. Appelé un peu plus tard réflexe ou signe de Babinski, il consiste en une extension des orteils, surtout du gros orteil, en réponse à une stimulation cutanée plantaire, au lieu du réflexe de flexion habituel : défense, retrait. Concis, l'article par lequel il a fait connaître cette observation capitale pour l'avenir de la clinique neurologique comptait, en tout est pour tout, vingt-six lignes :
Les réflexes tendineux et osseux méritent toute l'attention des cliniciens en leur qualité de phénomènes objectifs que la volonté est incapable de modifier, en raison de la fréquence des affections qui les troublent et de la valeur des renseignements que leur exploration fournit. Leur étude a fait réaliser à la pathologie des progrès qui ont largement récompensé les efforts consacrés à cette branche de la sémiologie. La main, munie du marteau percuteur, interroge le système nerveux qui, par l'intermédiaire de ces réflexes, répond avec netteté aux questions posées. Précieuses sont les révélations que l'on obtient ainsi de lui : il fait part de dégâts que sa texture a subis, désigne les départements où ils se sont produits ; parfois même, comme un géomètre, il en précise le siège et l'étendue et met en garde contre les dangers graves qui le menacent. Un pareil entretien, d'où le mensonge et l'erreur est exclu, pour qui connaît ce langage, peut en quelques instants dévoiler des secrets qu'il eût été impossible de surprendre autrement. Apprendre à bien connaître les réflexes osso-tendineux, puis s'astreindre à les explorer systématiquement et avec méthode ne constitue donc pas une minutie ; telle particularité qui, à première vue, semble un détail sans importance acquiert parfois un intérêt majeur. J'espère faire partager mon opinion à ceux qui voudront bien suivre ces leçons avec quelque attention.

En 1900, Babinski est l'auteur de la première description du syndrome adiposo-génital. Le du syndrome adiposo-génital est un trouble de la croissance avec arrêt du développement des organes sexuels et accumulation de graisse, auquel s'ajoutent des symptômes cérébraux, céphalées, voire un diabète insipide, trouble de la régulation hydrique. L'ensemble étant associé à une atteinte de l'hypophyse de l'axe hypothamo-hypophysaire.

L'apport de Babinski est important, il contribua également au développement de la neurochirurgie , notamment dans le domaine des tumeurs de la moelle épinière. Il écrit aussi des articles sur la syphilis cérébrale, le syndrome cérébelleux et d'autres symptômes comme l'adiadococinésie, les réflexes, les lésions bulbaires unilatérales et la dystrophie adiposo-génitale. Babinski est l'un des fondateurs de la Société de neurologie de Paris. Parmi ses élèves, le plus célèbre est certainement Egas Moniz qui est à l'origine de la lobotomie préfrontale. De deux de ses élèves préférés, Martel et Clovis Vincent , il dit : je leur ai montré le chemin pour fonder la neurochirurgie française. Dans le domaine de l’hypnose, il abandonne ses travaux à l'aide d'aimants, et reconnaît l'importance de la suggestion. Il montre le caractère artificiel des troubles observés dans l'hystérie dite de conversion, pour laquelle il reprend le nom de pithiatisme, mais qu’il définit comme la guérison par la persuasion concernant les troubles qu'il pensait guérissables par la persuasion. Babinski, comme Charcot avec qui il travailla longuement les phénomènes hypnotiques, réduit ces derniers à un fait de suggestion pure et simple. Ainsi en 1906 Babinski écrivait : Les manifestations de l’hypnotisme sont absolument identiques à celles de l’hystérie, et si l’on ignorait les circonstances qui leur ont donné naissance, il serait impossible de les distinguer les unes des autres. La seule différence entre les manifestations hypnotiques et hystériques est que les premières ont besoin, pour se développer, d’une intervention extérieure. Ce n’est pas l’hypnotisme qui crée ou exalte la suggestibilité, il en est la conséquence et l’expression.

Il exerça jusqu'à sa retraite en 1922. En 1930 il écrit un traité sur l'Hystérie. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt en décembre 1932.


En dehors de sa contribution majeure au développement de la neurologie en France, Babinski a également marqué l'évolution de la psychiatrie et de la neuropsychologie. Pour Babinski en somme, l’hystérie et l’hypnotisme seraient tous deux une sorte de simulation. Contrairement à ce que pensait Bernheim, qui avait créé le terme de pithiatisme pour désigner les phénomènes hystériques et hypnotiques qui étaient guérissables par la persuasion, Babinski, en dépouillant presque totalement d’émotivité le phénomène de la suggestion, nia l’importance des facteurs émotifs dans la genèse des faits hystériques et hypnotiques. Il affirma enfin que l’hypnotisme, dans la plupart des cas, réduisait à une simulation et dans d’autres, à une tromperie réciproque du sujet actif et du sujet passif. Au delà de la conception des phénomènes hypnotiques, ce neurologue de grande valeur se trompa aussi dans l’évaluation des phénomènes hystériques, en excluant de l’hystérie tous les phénomènes qui ne pouvaient être provoqués par la suggestion. Divers auteurs qui lui étaient contemporains s’élevèrent contre cette théorie.







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Référencement et positionnement de Joseph Jules François Félix Babinski