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Paracelse, alchimiste, astrologue, médecin, précurseur en médecine psychosomatique. LE MAGNETISME ANIMAL LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE LA CATALEPSIE LE MAGNETISME MODERNE PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION L'HYPNOTISME LA SUGGESTION VERBALE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE LA REGRESSION HYPNOTIQUE HIPPOLYTE BERNHEIM LA PSYCHANALYSE UN ETAT PHYSIOLOGIQUE LE PITHIATISME LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ L’HYPNOSE ERICKSONIENNE LA SOPHROLOGIE NLP OU PNL LA VISUALISATION QU'EST-CE QUE L’HYPNOSE ? |
Philippus Theophrastus Bombast von Hohenheim, dit Philippus Aureolus Theophrastus Paracelsus, est né en novembre 1493 à Einsiedeln, en Suisse (un peu plus de 30 kilomètres au Sud de Zurich). Il devint orphelin de mère vers 1500 à l'âge de neuf ans. On a dit que ceci influença beaucoup son caractère et sa structure affective. Resté veuf, le père de Paracelse, s'installe, avec son fils, à Villach en Carinthie, comme médecin des ouvriers des carrières de Sigismondo Fueger. Cet endroit permet à Paracelse de découvrir le langage de la nature et de s'y référer comme guide. Vers 1515 Paracelse obtient son grade de Docteur à l'Université de Ferrare, après avoir fréquenté diverses Universités, dont Vienne et Bologne. De 1516 à 1524, Paracelse sillonne l'Europe, comme chirurgien des armées. Toute l'Europe le connaît, s'étonne, l'admire ou l'exècre. On condamne ses attitudes singulières et on le recherche pour sa science incomparable, il ne demeure nul part. On me méprise parce que de ma vie je n'ai jamais eu de domicile fixe, parce que je ne me suis pas contenté de rester assis derrière le poêle à rôtir des poires dit-il, peu soucieux de ses biens, moins encore de sa renommée. Il est suivi par la jeunesse enthousiaste ; les pauvres, pour lesquels il a une sorte de culte, s'émerveillent et partout l'honorent ; la Faculté l'excommunie... Libre dans ses convictions religieuses, il décrète que Luther et le Pape sont deux putains qui se partagent la même chemise. Il prêche le Christ pourtant, et la Nature. Ce sont là ses deux grands commandements. Sa taille ne dépasse pas le mètre cinquante selon la reconstitution de ses ossements. Homme fier, fougueux jusqu'à la véhémence, sa devise : Alterius non sit qui suus esse potest, qu'il ne soit pas un autre celui qui peut être soi-même. On lui accorde une extraordinaire clairvoyance et des qualités exceptionnelles de guérisseur ; la rumeur le familiarisait avec le diable. Il portait toujours une longue épée qu'il disait tenir d'un bourreau et dont le pommeau renfermerait la Pierre des Sages. En 1525 Paracelse réalise son premier séjour à Salzbourg, il la quittera rapidement pour aller à Strasbourg. En 1527, pendant la nuit de la Saint-Jean, Paracelse, entouré d'une bruyante cohorte d'étudiants, brûle le Canon de médecine d'Avicenne, déclarant ainsi, officiellement, la guerre à ses collègues : S'ils ne sont pas de mon avis, qu'ils disent à volonté que je suis un être bizarre, étrange, dont les conseils sont médiocres. Et après ? Je n'ai pas l'intention de me nourrir d'embrassades amicales... Ce qu'il faut, c'est badigeonner la gueule du galeux ! En 1528 Paracelse trouve refuge à Colmar, puis parcourt l'Allemagne du Sud, après des polémiques avec ses collègues médecins. Il promène un regard neuf partout, sans autre loi que celle de guérir. Il voyage, écoute parler, interroge, s'expose, se heurte, ne désarme jamais. Il fait serment de ne point soigner de prince qui ne l'ait, au préalable, équitablement pourvu d'honoraires, ni noble en son château, ni moine, ni nonne exerçant pouvoir ; si un médecin vient à tomber malade, de le soigner le plus chèrement possible ; mais en revanche, de ne jamais accepter d'argent d'un pauvre. Je préfère les sentiers et les routes aux universités où l'on n'apprend rien !... On se demande où et quand purent être écrites les quelques quinze mille pages qu'il nous a laissées. C'est la nuit qu'il est bon de spéculer, confie-t-il, car la nuit, le corps est sobre. Son plus long séjour, à Bâle, dure un peu plus de dix-huit mois. Ordinairement il ne reste pas plus de trois mois dans un lieu. On le trouve comme médecin chirurgien des armées en Suède, à Venise, en Angleterre, au Portugal, en Pologne, et la liste n'est pas exhaustive. Trente ans durant il va vivre de la sorte, sans repos. Le temps de mon message est là : je dois écrire. Je n'ai rien à rectifier, car je n'ai rien corrompu ; le champ n'a pas encore été labouré. Mais tout montre que c'est l'heure du travail à accomplir. Le temps de la géométrie est achevé, le temps du quadrivium est terminé. Le temps de la philosophie est derrière moi, la neige de la misère a fondu et ce qui croissait est venu à maturité. D'où cela vient, je ne sais ; où cela va, je ne sais. Mais c'est là ! Médecin, guérisseur merveilleux, astrologue, alchimiste, Paracelse a ébloui ses contemporains ; ou les a irrités au-delà de toute expression. Néanmoins, nonobstant ses comportements imprévisibles, il a posé des jalons solides sur l'itinéraire de la découverte". En 1529, Paracelse livre les premières données scientifiques, pour son époque, sur le magnétisme animal, tel que l'appellera Mesmer, développant aussi des vues très personnelles sur les maladies mentales. Il réalise dans sa pratique des cures magnétiques, bien avant Mesmer, utilisant ce qui plus tard sera nommé suggestion. Il pose également les bases d'une théorie qui parle de la personnalité humaine comme réunion d'éléments spirituels et matériels. Il s'intitule à ce titre, le Prince des deux médecines : celle du corps et celle de l'âme. C'est à partir de Paracelse puis de Sydenham que les démons s'éloignent enfin et sont remplacés par la maladie avec des notions de supercherie et de simulation. Ce concept va s'appeler : le concept d'imagination. Paracelse s'intéresse peu à la suffocation, il signale que la matrice est un organe magnétique et électrique. La matrice est créée par Dieu pour attirer la semence. En 1535 il séjourne aux bains de Pfäfers. 1536 est l'année de parution de la Grande Chirurgie. En 1537, il vit à Bohème avant Vienne. Il s'éteint à Salzbourg, le 24 septembre 1541. Théophraste Bombast de Hohenheim dit Paracelse, savant d'autres temps, chercheur assoiffé de découvertes, personnage aimé et haï, a apporté a l'humanité de nombreuses méthodes dans différents domaines. |
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