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Vue de la ville fantôme d'Aurum, lieu de naissance Erickson, sur la Spring Valley. LES PHENOMENES MAGNETIQUES LE MAGNETISME ANIMAL LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE LA CATALEPSIE LE MAGNETISME MODERNE PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION L'HYPNOTISME LA SUGGESTION VERBALE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE LA REGRESSION HYPNOTIQUE HIPPOLYTE BERNHEIM LA PSYCHANALYSE UN ETAT PHYSIOLOGIQUE LE PITHIATISME LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ LA SOPHROLOGIE PNL OU NLP LA VISUALISATION CONSCIENT ET INCONSCIENT |
Milton Hyland Erickson est né le 5 décembre 1901 à Aurum, Nevada, dans une communauté de mineurs. Il grandit en milieu rural. Son père, Albert, originaire d'Europe du Nord, avait quitté Chicago vers l'Ouest et l'aventure. Sa première étape comme fermier ne lui apporta pas la fortune mais il y rencontra celle qui sera sa femme et ils partiront ensemble pour Aurum et ses mines d'argent. Milton y est né là, dans une cabane dont trois côtés étaient en rondins, le quatrième étant la montagne. Lorsque Milton et sa soeur aînée furent en âge d'être scolarisés, leurs parents préférèrent retrouver des conditions de vie plus faciles, ils reprirent alors une ferme dans le Wisconsin. La scolarité de Milton sera rudimentaire. Ses premières difficultés y seront découvertes : il est daltonien ; dyschromatopsie au rouge et au vert. Plus tard il choisira le pourpre qu’il discernait comme couleur favorite parce qu'elle était peu utilisée et qu'il souhaitait se distinguer. Il ne parvenait pas à reconnaître ni à reproduire un rythme et, en plus, il est dyslexique. Etonnant, ces handicaps vont se transformer en avantages, amenant le jeune Milton à faire preuve d'une extraordinaire ingéniosité pour mettre en place des apprentissages lui permettant de palier à ces inconvénients. Ainsi, pendant des heures il va parcourir le dictionnaire, colonne par colonne, à la recherche des mots dont il ne reconnaît pas l'orthographe. Il utilisera souvent ces souvenirs d'apprentissage difficile en thérapie, convaincu que nous possédons des capacités mal intégrées et que nous pouvons un jour assimiler brusquement, comme lorsque l’on comprend comment s'utilise un dictionnaire. De la scolarité d'Erickson nous retiendrons une anecdote : il ne pouvait prononcer le mot gouvernement, disant gouverment. Un camarade de classe s'appelait La Verne et il le prononçait bien son nom. Son professeur a eu alors l'idée d'intégrer les deux mots en lui demandant de lire gou-laverne-ment, ce qu'il a réussi. A la suite de quoi, le professeur lui a fait supprimer la syllabe la et pour la première fois Erickson a pu lire et dire gouvernement. Erikson rapporte cette histoire car il lui doit la technique d'introduction de ce qui est inattendu et hors de propos dans un cadre fixe et rigide pour le faire éclater. A dix sept ans, Erickson est atteint d'une grave attaque de poliomyélite, ou peut-être de polio encéphalite. Les médecins le déclarent perdu. Il raconte qu'un jour il a entendu trois médecins annoncer, à sa mère, son décès au plus tard le lendemain matin. Sa mère n'en a rien dit, lui non plus, il a simplement demandé qu'elle installe son lit pour qu'il puisse voir le coucher du soleil et celui du lendemain. Et il les a contemplés, avec une intense soif de survie, avant de tomber dans le coma. Il en est sorti trois jours plus tard, presque totalement paralysé. Ses seuls contacts avec l'extérieur restant ses yeux mobiles, ses lèvres et une ouie très fine. L'évolution de cette paralysie, grâce à une volonté hors de commun et malgré l'absence de tout centre de rééducation, est fascinante. Un jour où on l‘avait mis à se reposer dans son rocking-chair habituel, face à la fenêtre, il fut pris d’une si grande envie de pouvoir revoir les travaux de la ferme familiale que son fauteuil finit par se mettre à balancer. Etait-ce cette envie si forte qui avait stimulé quelque faisceau musculaire et rendu la paralysie moins absolue ? Pour lui, il n'y a aucun doute et il va alors s'entraîner pendant des mois, recherchant par exemple le souvenir des sensations dans ses doigts, lorsqu'ils pouvaient les bouger, jusqu'à faire apparaître des mouvements coordonnés de plus en plus volontaires. Il a multiplié ses expériences pour ses bras, ses pieds et le reste de son corps. C'est ainsi qu'il fait connaissance avec les phénomènes idéo-moteurs chers à Bernheim ; la seule pensée du mouvement peut produire l'expérience réelle du mouvement corporel automatique. Erickson traduit ainsi les souvenirs sensoriels des mouvements en mouvements, d'abord involontaires. Plus tard, il y reconnaîtra des phénomènes hypnotiques, auto-hypnotiques en l'occurrence. De manière similaire, il a appris à contrôler ses douleurs ; en pensant à la marche, à la fatigue et à la relaxation, il se procurait un soulagement. Dans son expérience, il trouvera des certitudes sur les moyens qui existent en chacun de nous, hors d'atteinte par la conscience et qui peuvent êtres activés par l'idée seule. Ses méthodes de traitement hypnotique de la douleur ou la technique du signaling en sont issues. Il y trouve aussi la conviction qu'un changement minime dans une situation désespérée peut faire passer du fatalisme à l'espoir. Alors l'idée de changements plus grands devient acceptable. À cette époque, il a aussi bénéficié de l'apprentissage de la marche chez sa plus jeune soeur, en observant tous les efforts et toutes les techniques qu'elle mettait en place, inconsciemment, pour y parvenir. En copiant ces processus, Milton Erickson, a peu à peu retrouvé la capacité de marcher au bout d'un an. Six mois après, il partait seul en randonnée, en canoë, afin de prouver à ses parents une santé retrouvée. Néanmoins, resté physiquement infirme, et ne pouvant de ce fait travailler à la ferme, il décide de faire des études de médecine. Ces études de psychologie et de médecine seront suivies à l'Université du Wisconsin. A vingt et un ans, en première année de médecine, il marche encore avec des béquilles. Désireux d'augmenter ses forces il entreprendre a la fin de cette année un voyage, seul et sans argent. Il part en canoë ne pouvant compter que sur ses propres muscles pour avancer et sur son ingéniosité pour sa nourrir. Il va se débrouiller si bien que dix semaines plus tard, après avoir remonté le courant, il a parcouru 1'900 kilomètres, économisé 8 dollars et, surtout, il marche sans béquilles, ne gardant qu'une boiterie légère mais définitive. En troisième année de médecine Erickson découvre l'hypnose dans un séminaire de Hull. Il va étudier l'hypnose classique qui le déçoit par son manque d'adaptabilité. Dès cette époque, il effectue diverses recherches sur l'hypnose. Son premier travail s'intitule Premières expériences sur la nature de l'hypnose et recherche expérimentale supplémentaire sur l'hypnose : réalités hypnotiques et non hypnotiques. Il met alors en place sa propre façon de faire, loin des inductions ritualisées et autoritaires de l'époque. Il donne à démontrer que les états altérés de conscience et les phénomènes de transe constituent une partie normale de la vie de tous les jours et que le plus important est la dynamique interne de chaque individu qu'il est indispensable de respecter. Il pose ainsi les bases d'une conception naturaliste, permissive et utilisationnelle de l'hypnose. Erisckson de 1923 aux années 50 · Erisckson à la fin des années 50 |
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| Hypnose eriscksonienne | Rêve américain au début du XIXème | New York, porte d'entrée des Etats-Unis | Réinsertion, développement |