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Bernheim, célèbre dans le cadre de l'histoire de l'hypnose et de la psychothérapie. LE MAGNETISME ANIMAL LE SOMNAMBULISME MAGNETIQUE LA CATALEPSIE LE MAGNETISME MODERNE PREPONDERANCE DE LA SUGGESTION L'HYPNOTISME LA SUGGESTION VERBALE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE LA REGRESSION HYPNOTIQUE LA PSYCHANALYSE UN ETAT PHYSIOLOGIQUE LE PITHIATISME LE TRAINING AUTOGENE DE SCHULTZ L’HYPNOSE ERICKSONIENNE LA SOPHROLOGIE PNL OU NLP LA VISUALISATION QU'EST-CE QUE L'HYPNOSE ? |
Hippolyte Bernheim, né à Mulhouse en 1837, effectue ses études de médecine à la Faculté de Strasbourg. Il passera à Paris deux ans chez Trousseau et Cornil avant de revenir passer son agrégation de Médecine à Strasbourg. L'agrégation acquise, Il séjourne à Berlin pendant six mois dans le cadre d'un stage chez Virchow. A la déclaration de guerre, 1870, il rentre en Alsace comme agrégé stagiaire, puis interne des Hôpitaux. A la capitulation de la ville, il passe en Suisse pour rejoindre l’armée française affecté à la conduite d’une ambulance. A l'issue du désastre de Sedan, la Faculté de Médecine de Strasbourg est transférée à Nancy. En novembre 1873, Hippolyte Bernheim est élevé au rang de Professeur de Médecine et donne son cours d’ouverture. En 1881, il est élu Président de la Société de Médecine de Nancy, honneur qu’il se verra de nouveau attribuer deux ans après avoir été fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1893. Hippolyte Bernheim découvre l'existence des phénomènes hypnotiques alors qu’il était en mission pour démasque le Docteur Liébault. Eminent Professeur à l'Université de Nancy, il s'intéressait déjà aux recherches sur l'hypnose et l'hystérie, puis aux thérapies suggestives. Il avait donc entendu parler de Liébeault et de ses procédés miraculeux. Bernheim est chargé de contacter Liébeault pour le démasquer et se rapproche de lui dès 1882. Il est vite convaincu de la réalité des guérisons obtenues et se met à étudie de façon très intense a ses cotés, jusqu’à lui proposer une collaboration commune. La légende veut que Liébault guérisse Bernheim d’une sciatique, ce qui achevera de le convaincre définitivement sur les perspectives de l'hypnose. Bernheim entreprend à Nancy de nombreux traitements hypnotiques sur la base de la suggestion et commence à noter les avantages qu'elle procure. Liébeault, devenu son ami, viendra bientôt le rejoindre. Les preuves de résultats positifs apportés par l’observation va permettre à Bernheim de perfectionner les techniques utilisées par Liébault et de créer les bases scientifiques de l'hypnothérapie moderne. Ces travaux de Bernheim vont marquer la fin du magnétisme animal. Bernheim, par sa critique sévère du dogme de l'hystérie, va mettre fin à ce mythe où l’hypnose n’était utilisée que dans des conditions de processus fantaisiste. Il faut cependant signaler que Bernheim a substitué à la conception de suggestibilité par le sommeil provoqué de Liébault, la conception de suggestibilité normale à l'état de veille. Pour Liébault, comme pour Faria, la suggestion, c'est-à-dire l'idée introduite dans le cerveau est, la clef de l'hypnose. Hypnotisable, ne signifie donc pas hystérique ni même névropathe. C'est la suggestion qui domine la plupart des manifestations de l'hypnose. Les prétendus phénomènes physiques ne sont, suivant moi, que des phénomènes psychiques. C'est sur ces principes que va se former l'école de Nancy de 1833 à 1908. C’est le début de la bataille avec l’Ecole neurologique de Paris, celle de la Salpêtrière, vaillamment gardée par des noms aussi prestigieux que ceux de Charcot, Babinski ou Gilles de la Tourette. Nancy accuse Charcot de manipulation, et s’attache à démontrer que l’hypnose, loin d’être un état pathologique comme souhaitait le démontrer le Maître de la Salpêtrière, est un phénomène hautement suggestif, ayant son pendant dans la vie normale. L'hypnose n'est absolument pas une névropathie spontanée dans un cas, provoquée dans l'autre, comme le voulait la Salpetrière. L'école de Nancy va s'opposer à celle de la Salpetrière. Bernheim va reprocher en plus à Charcot de créer artificiellement les grandes crises hystériques. Sorti vainqueur de cette bataille, Bernheim peut être considéré comme le père fondateur de la médecine dite psychosomatique. Pour Bernheim, le sommeil hypnotique n'est absolument pas nécessaire pour obtenir les phénomènes dits hypnotiques comme l'anesthésie, la contracture, etc... Tout est dans la suggestion, et Bernheim affirme catégoriquement : Les phénomènes de suggestion ne sont pas fonction d'un état magnétique (voir Mesmer), ni d'un état Hypnotique (voir Braid), ni d'un sommeil provoqué (voir Liébault). Ils sont en fonction d'une propriété physiologique du cerveau qui peut être actionnée à l'état de veille, la suggestibilité. On lui doit une théorisation de la suggestion d'un grand intérêt scientifique, au moins pour l'époque. La suggestibilité peut se définir comme l'aptitude du cerveau à recevoir ou évoquer des idées et sa tendance à les réaliser, à les transformer en actes. C'est à partir des travaux de l'école de Nancy, vers 1889, que Freud va être mis sur la voie de ses recherches sur le conflit de la névrose et l'inconscient. Après avoir succédé à Hirtz à la chaire de clinique médicale dès 1878, il restera à ce poste jusqu’à sa retraite en 1910, date à laquelle il fête son jubilé à Nancy et est fait Officier de la Légion d’Honneur. Fatigué, las et déçu du silence qui entoure ses théories, Hippolyte Bernheim se retire alors à Paris où il décède neuf ans plus tard, en 1919. L'un des apports majeurs de Bernheim a été de séparer la neurologie et le fait psychique, par la théorisation de la suggestion. Sa psychothérapie, comme tout traitement, comporte des indications et des contre-indications. Cependant, tout sujet est hypnotisable, car suggestible avec plus ou moins de facilité. Ainsi, l'hypnose devient selon lui une minime partie de la psychothérapie qu'il pratique. Tout dans sa méthode est suggestion. Cette vision extrême lui portera préjudice, tout comme la prééminence de la psychogenèse sur l'organogenèse qu'il prône dans son approche. Pourtant, sa vision est parfois plus nuancée. Bernheim accordait en effet du crédit à la qualité du lien thérapeutique, comme à l'imagination, à la foi du patient. |
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| Berlin | Antoine-Auguste Liébault | José Custódio de Faria | Joseph François Félix Babinski | Franz-Anton Mesmer | Sigmund Freud |